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44 articles avec visions du monde

La constance

Publié le par Nathasha Pemba

C'est autour d'un repas que la Constance est descendue sur nos plats hier soir... Je me permets de vous partager quelques points de cette discussion entre frères et soeurs.

Le dico Larousse parle de la constance en termes de Patience, de persévérance. une personne constante dans ses idées est entretenue par une force morale sans défaillance. Ainsi on dit par exemple, poursuivre un dessein avec constance. C'est aussi le caractère stable d'une opinion, d'un sentiment. Mais attention !

La constance n'a rien à voir avec la routine encore moins avec l'invariabilité. Ici il est question de force de caractère et de fermeté morale. 

La constance est une fidélité renouvelée chaque jour qui nous permet de tenir et d'obtenir des résultants probants grâce à nos efforts. 

Pour rester constants dans la réalisation d'un projet ou dans le développement de soi, il est toujours important d'établir des règles. Les règles nous sécurisent et nous permettent de rester fermes dans nos engagements. Elles stabilisent la "confiance en soi" et nous permettent de gagner un peu en dignité envers nous-mêmes et de valoriser celle des autres. Entendons nous bien! Dans l'idée de constance, il s'agit d'être ferme et non pas rigide. C'est un peu comme avec les principes qu'il ne faut pas absolutiser. Il s'agit d'être ferme, simplement. 

Voilà... On peut assouplir ou suspendre une règle (pour un bien) mais on doit garder notre objectif en tête. C'est vrai que nous manifestons de plus en plus de la répulsion envers des mots comme règles, principes, cadres, limites. Cela nous fait certainement penser à l'Instituteur, au catéchiste ou encore à un père sévère. Seulement... c'est important les cadres... les règles. C'est ce qui nous donne la force de nous déterminer ou de déterminer une chose. Imaginons une dissertation sans méthodologie... 

Quand on ne connaît pas ses limites, comment vivre avec les autres ? C'est comme dans la conduite. Si le code de la route n'existait pas, que ferions-nous ? Voilà... c'est comme cela aussi avec la constance. Pour nous qui voulons un monde meilleur et qui, paradoxalement, avons tendance à nous installer dans la facilité... souvenons-nous que rien ne peut se réaliser dans le temps sans constance, sans patience, sans persévérance, sans connaissance, sans consistance. C'est pour cela qu'il faut s'ouvrir, discuter, accepter les échecs, avancer, recommencer, écouter, travailler...

Communiquer, dialoguer, s'adapter, apprendre, négocier, nous permet de gagner en constance envers nous-même et envers nos proches.

Ils sont nombreux aujourd'hui, ceux qui veulent le succès rapide, ceux qui commencent un travail et abandonnent lorsque les résultats tardent à venir, ceux qui veulent être vus à tout prix. La constance nous demande d'être persévérants, réguliers, motivés et efficaces. Une amie disait par ailleurs, que la constance morale forme des Leaders.

Sans la continuité et la fidélité dans le temps... il est très difficile voire impossible de réaliser quelque chose de grand. Le jardinier est le modèle de la constance et la preuve que l'on peut réussir si l'on est régulier dans l'accomplissement de notre tâche.
Dans ma relation avec la philosophie, je reste fascinée par Aristote "le Philosophe"... Son idée de juste milieu me paraît nécessaire dans la constance. C'est pourquoi assouplir les règles s'adapter sans perdre de vue l'idéal est essentiel dans le développement de la constance...

 

Nathasha Pemba

Publié dans visions du monde

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Usain Bolt: J'ai un but, je veux être une légende

Publié le par Nathasha Pemba

À chaque fois qu'on me demande de parler des personnes qui m'inspirent dans la vie de tous les jours, je n'hésite pas à parler de Usain Bolt. Elles sont nombreuses certes les personnes qui m'inspirent. Seulement, aujourd'hui je veux parler de Usain. La première fois que j'ai entendu parler de lui, je me trouvais au Luxembourg. J'étais en vacances chez des amies et il passait à la télé. Quand je me suis mise à l'écouter, j'ai décelé dans son regard la simplicité d'un homme qui était prêt à aller loin. J'ai compris qu'Usain Bolt est une personne  qui sait prendre la vie du bon côté. Je sais que pour être un bon athlète, il faut être endurant, constant et persévérant. Ces trois qualités sont essentielles lorsqu'on veut réussir dans la vie. Si notre monde d'aujourd'hui se dit globaliste, il y a, malheureusement, de plus en plus une tendance au découragement, à l'inconstance et à l'impatience. C'est pourquoi il est toujours nécessaire de rappeler  à chacun et à chacune que nous sommes tous des CHAMPIONS en puissance. Voici 10 phrases inspirantes que je conseille souvent aux personnes qui viennent me rencontrer pour discuter de la vie

1- J'ai un but, je veux être une légende

2- Vous inquiéter ne vous mènera nulle part. Si vous commencez à vous inquiéter avant même d'avoir commencé vous avez déjà perdu. Entraînez-vous dur, ne lâchez rien, faites de votre mieux, et le reste viendra tout seul 

3- Si tu veux une chose et que tu sais comment l'obtenir, tu dois aller la chercher. C'est aussi simple que ça

4- Il existait beaucoup de légendes avant moi. Mais maintenant c'est mon tour

5- J'ai travaillé dur pendant ces années, j'ai été blessé et j'ai travaillé encore plus dur, et je l'ai fait.

6- Je sais ce dont je suis capable, donc l’opinion des gens ou ce qu’ils peuvent penser ne me dérange pas

7- Je suis concentré sur ce que je dois faire, pour moi. Je sais ce que j’ai besoin de faire pour être un champion, alors je travaille là-dessus

8-  Les bonnes manières sont la clef de toutes choses. Par exemple, lorsque vous grandissez et que vous marchez dans la rue, vous devez dire bonjour à tout le monde. Tout le monde. Vous ne pouvez pas oublier une seule personne

9-Il y a des bons et des mauvais jours

10-Au début de la course, il y a des meilleurs que moi, mais je suis le premier à l’arrivée

Bon courage à tous

 

Nathasha Pemba

 

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Les bienfaits du rire: Je ris donc je suis

Publié le par Nathasha Pemba

Kathy que ses amis qualifient de bonne rieuse, et qui ne rit ou ne sourit pas moins de trente fois par jour, répète sans cesse que grâce aux vertus du rire, elle se sent toujours prête à affronter toutes les situations, même celles liées à son état de santé et à son bien-être social : « Ce n’est pas une banalité. Je ne banalise rien, mais je ne veux pas non plus aggraver. Rire et sourire me font un bien fou. Le rire est gratuit. Je ne manque jamais une occasion de rire, parce que je sais que cela peut me faire du bien à moi et à mon entourage. Ma devise personnelle est : « Rire est bon pour le moral », souligne-t-elle.

Dans un monde qui roule à mille à l’heure et où les gens ne cessent de courir, le stress est devenue la pierre de touche de l’existence humaine. Métro-boulot-stress. On manque le temps du plaisir et le rire a perdu sa place, à force de croire que celui qui rit ne peut être pris au sérieux. Rire est devenu un luxe, parce que beaucoup de nos contemporains pensent que rire est une perte de temps. Pourtant on ne peut pas faire abstraction du rire, tant qu’on vit. Rire est dans l’être de l’homme.

Parmi les nouvelles tendances du siècle, il y a les stress, la déprime et les conventions sociales (ne pas rire devant des hommes ou des inconnus). On vous dit simplement que dans certains milieux, il ne faut pas rire au risque d’être taxée de personne de mœurs douteuses. Résultat : des visages renfrognés et le stress chronique, même à table, dans le métro… ou en famille. On est toujours pressé.

Empêcher à l’être humain de rire ou de sourire, n’est ce pas lui ôter une partie importante de son être, de ce qui fait son humanité?

Toutefois, les spécialistes et les psychologues nous disent que dix minutes de rire par jour est un bon supplément pour la santé. Un bon facteur d’équilibre psychologique. Un peu comme le calcium, le magnésium ou la vitamine D.

Les vertus du rire

Les réseaux sociaux ont trouvé un moyen de traduire le rire, montrant par là, que même dans un monde virtuel, on a besoin de rire : Lol[1], mdr[2] pdr[3]. Certains vont même jusqu’à dire expdr[4] ou même rdr[5] etc…

Tout cela montre à quel point, partout où est l’homme le rire reste présent. On a besoin de le traduire le plus fortement possible, lorsqu’on ne peut l’observer de manière visible.

Bergson, un philosophe français des derniers siècles, a consacré une œuvre impressionnante sur la question du rire. Dans son livre intitulé Le rire,  Henri Bergson, considère le rire comme quelque chose d’essentiellement humain, car il est non seulement visible par le fait que l’on peut facilement dire d’une personne qu’elle est en train de rire, mais il est aussi cérébral, parce que lorsqu’on rit, c’est une dimension de notre cerveau qui est mis en exergue et qui travaille. Pour lui, le rire a aussi une fonction sociale:

Pour comprendre le rire, il nous faut le remettre dans son environnement naturel, qui est la société, et surtout, nous devons déterminer son utilité, qui est sociale. (…) Le rire doit répondre à certaines exigences de la vie en commun. Il doit avoir une signification sociale.

Comme on peut le constater, en plus de posséder des fonctions de médiateur social, le rire  permet aussi aux tensions physiques et mêmes psychologiques de s'évacuer. Dans certaines situations. Même dans les moments d’énervements, certaines personnes rient, quelques fois elles rient jusqu’à pleurer. Et bien au-delà de cette embrouille intérieure, le corps humain se détend de manière inéluctable, car son système nerveux central et les glandes endocrines produisent des substances (endorphines, hormones du plaisir, de la morphine naturelle) qui ont une vocation réparatrice. D’ailleurs, dans certains pays, par exemple, de plus en plus, il y a des clubs de rire, et même des clowns et des humoristes qui sont engagés dans les centres hospitaliers et les cliniques médicales, pour détendre les malades et ce, notamment les enfants.

Une étude a montré qu’en plus de dérider, le rire est un véritable contrepoison au mal-être. Il chasse les angoisses existentielles qui habitent sans cesse l’être humain et secrète la joie de vivre et le bonheur de vivre avec les autres, car un rire ouvre toujours à la rencontre de l’autre, surtout lorsqu’il se laisse communiquer.

Selon les scientifiques, le rire met en jeu une douzaine de muscles du visage : ceux des paupières, des lèvres, des pommettes (dont les fameux petit et grand zygomatiques), du cou....

La plupart des médecins sont unanimes à dire que le rire fait du bien à l’être à part entière. Il agit sur le système cardio-vasculaire, la digestion, la douleur, la respiration, le système neuro-hormonal, le système immunitaire, le sommeil, l’humeur, l’émotionnel, la confiance en soi, l’estime de soi, l’énergie, la mémoire, l’intellect, la communication avec soi et autrui, le système musculaire,

L’impact du rire sur la santé : une prescription nécessaire.

Dans quel cas utiliser ce médicament ?

Ce médicament est un produit sans molécule chimique qui agit pour le bien-être de l’être entier de la personne, âme et corps. Il lutte contre la douleur interne et externe et le stress. Ses propriétés correctrices peuvent se manifester à forte dose. Peut être prescrite chez l’adulte et chez l’enfant, à partir de la naissance jusqu’à la mort.

Il est utilisé dans les cas suivants :

  • Le traitement de la douleur : bon antalgique contre la  douleur intérieure : le rire distrait et baisse le niveau des tensions au niveau des muscles.
  • Le traitement du stress : source de bien-être, le rire détend et permet l’amitié entre les personnes.
  • Le traitement de la colère : dès qu’on commence à rire, c’est déjà le signe que la colère s’en va.
  • Le traitement de la digestion : le rire aide à guérir la constipation. Quand on rit, on fait des exercices abdominaux. Ce qui aide au bon transit intestinal.
  • Le traitement des incommodités fonctionnelles : l’excès de cholestérol, l’hypertension artérielle, l’asthme, les infections pulmonaires.
  • Le traitement de l’insomnie : en supprimant les tensions, le rire nous détend et permet de s’endormir plus facilement. Un bon remède contre l’insomnie !
  • Le traitement de la mauvaise humeur : Le rire influence l’humeur, nous rendant joyeux et énergiques. Le rire a des conséquences positives sur le psychisme humain.

 

Mode d’emploi et posologie

  • Le matin : deux minutes.
  • L’après midi : quatre minutes.
  • Au coucher : cinq minutes minutes ou plus.

Conseils :

  • Bon pour l’estime de soi
  • Augmente la qualité des relations
  • Bonne intégration en société, génératrice de liens, une vision moins étriquée de la société dans sa dimension diverse.
  • Le rire permet de vivre plus vieux. Le rire limite donc l'usure de l'organisme.
  • Le rire fait maigrir le rire permet de stimuler 400 muscles du corps humain. Une personne qui rit activement pendant une heure brûlerait 500 calories. (L’homme et le rire)

Nathasha PEMBA

 

Sources bibliographiques :

L’homme et le rire : http://tperire.e-monsite.com/pages/iii-les-effets-du-rire.html

Henri Bergson, Le rire : essai sur la signification du comique, Paris, PUF (14e édition), 2012.

Norman Cousins, La volonté de guérir, Paris, Éd. Seuil, 1980.

Sébastien Bohler et de Véronique Durruty,  La chimie de nos émotions,  Paris, Éd. Aubanel, 2007.

Madan Kataria,  Rire sans Raison, Paris, le Club du rire,

 

 

 

 

[1] Laughing out loud : je rigole très fort.

[2] Mort de rire

[3] Pouffer de rire

[4] Extrêmement pouffer de rire

[5] Ressusciter de rire.

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Lytta Basset, Aimer sans dévorer

Publié le par Nathasha Pemba

"J'avoue qu'il m'a fallu du temps, beaucoup de temps. Des combats à répétition, dont je me serais bien passée. Des ornières où je m'enfonçais tant et plus. Le pesanteur de situations sans lendemain, quand "l'enfer c'est les autres". Et, au fil des saisons, cette évolution si lente, si laborieuse vers des relations humaines viables… Tout cela pour parvenir à lâcher la hantise d'être aimée, vraiment aimée. Et, par la même occasion, celle d'aimer suffisamment. Je pourrais dire aujourd'hui que les obstacles ont fini par s'envoler, tels des monceaux de feuilles mortes chassées par le vent. Je me tiens dans l'Amour. Et je nous y vois tous, les moins aimables aussi.

Cela peut paraître d'une banalité affligeante: je ne doute plus d'être aimée ni d'être capable d'aimer. Facile à dire! Pourtant je fais partie de tous ceux pour qui cela ne va pas de soi, n'est longtemps pas allé de soi. Je peux voir maintenant ce que j'ai laissé derrière moi. Me voilà, à l'abri de tout amour dévorant: la peur d'être dévorée m'a peu à peu quittée sans que j'aie besoin de me fabriquer une armure. Par ailleurs, je suis libérée de mon propre besoin de fusionner, donc de dévorer… sans pour autant m'enliser dans l'indifférence. En chemin, les repères m'ont souvent fait défaut, les clés de compréhension, les connaissances psychologiques, les impulsions de vie, les éclairages spirituels. Ils m'auraient évité beaucoup d'impasses, de gâchis relationnels, d'errance et de désolation". 

 

Lytta Basset, Aimer sans dévorer, Paris, Albin Michel, 2010.

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Halte spirituelle : Les Saintes Écritures au coeur de nos altérités.

Publié le par Nathasha Pemba

Ce matin-là je suis arrivée au travail. Il me restait encore trente minutes pour respirer avant d’entamer la journée. J’ai croisé une collègue. Nous avons discuté quelques minutes autour d’une tasse de thé. Elle est sortie quelques minutes. Puis elle est revenue s’asseoir. Elle tenait en main un livre. Sachant qu’elle adore lire les romans, je suis allée discuter avec elle pour en savoir un peu plus. C’était le Nouveau-Testament. Une version inconnue par moi. Je n’ai pas voulu changer de place, même si par principe je ne discute jamais de la parole de Dieu. J’aime mieux la partager ou l'écouter. J’estime que la grande Révélation divine c’est le Mystère de l'Incarnation où "Dieu a choisi de «se révéler», de se faire connaître en personne dans l’histoire et de s’adresser aux hommes «comme à des amis»"; le Christ étant le Médiateur et la Plénitude de cette Révélation (Dei Verbum) et notre part à nous aujourd’hui c’est de tenir parole et de faire rayonner cette parole par notre témoignage avant tout, sans la déformer.

Traduire sa vie en page d’Évangile. Que c’est beau. Je ne discute pas de la Bible parce que je suis ignorante de la Bible. Bien au contraire, j’ai une formation de base en Théologie, donc la Bible, du moins les écrits, j’en ai lu pas mal pour valider certains cours, mais aussi pour mes méditations. Les différentes traductions de la Bible m'ont été enseignées. Ma collègue m’a demandé si je connaissais la Bible. Je lui ai répondu : « un peu ». Il est difficile de dire qu’on connaît ce livre même lorsqu’on a tout lu. Je lui ai parlé d’une de nos anciennes collègues qui me lisaient la Bible tous les matins lorsque j’arrivais et qui m’agaçait des fois.

Je déteste les routines. Lire la Bible ne fait de mal à personne, c’est lorsqu’on se met à vouloir condamner, imposer ses vues et faire dire à Dieu des choses qu’il n’a pas dites que je m’éclipse en général. Tel est mon rapport aux Saintes Écritures. Je lui ai pris la Bible entre les mains. J’ai ouvert la première Lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens au chapitre 1, 1-11. Ce que nous appelons « L’hymne à l’amour ». Le texte entier était souligné en rose. Elle l’avait lu. J’ai voulu le relire avec elle. Le titre était : La chose la plus importante du monde.

En effet, si je savais parler toutes les langues des hommes et même celle des anges, mais que je n’aie pas l’amour, je ne serais rien de plus qu’une trompette claironnante ou une cymbale bruyante.

Si je n’ai pas l’amour, j’ai beau être le plus inspiré des porte-parole de Dieu, connaître tous les secrets de son plan et être versé dans toutes les sciences, je peux même avoir une foi absolue au point de transporter des montagnes : sans amour je ne suis rien.

Quand je me dépouillerais de tous mes biens pour la nourriture des affamés, quand je distribuerais en aumônes tout ce que possède, quand même je me ferais brûler pour mes convictions, si je n’ai pas d’amour, cela ne me sert de rien.

Celui qui aime est patient, il sait attendre ; son cœur est largement ouvert aux autres. Il est serviable, plein de bonté et de bienveillance ; il cherche à être constructif et se plaît à faire du bien aux autres. L’amour vrai n’est pas possessif, il ne cherche pas à accaparer, il est bien de toute envie, il ne connaît pas la jalousie.

Lorsqu’on aime, on ne cherche pas à se faire valoir, on n’agit pas de manière présomptueuse. Celui qui se rengorge, s’étale et s’enfle d’orgueil n’est pas inspiré par l’amour. Aimer, c’est aussi se conduire avec droiture et tact. L’amour prend des égards et évite de blesser ou de scandaliser, il n’est pas dédaigneux. Celui qui aime ne saurait agir à la légère ou coong>mmettre des actes inconvenants. Aimer c’est ne pas penser d’abord à soi, chercher son prrong>opre intérêt, insister sur ses droits. L’amour n’est pas irritable, il ne s’aigrit pas contre les autres. Il n’est pas susceptible. Quand on aime, on ne médite pas le mal, on ne le soupçonne pas chez les autres. Si on subit des torts, on n’en garde pas rancune. Découvrir une injustice, ou voir commettre le mal, ne fait pas plaisir à celui qui aime. Il se place du côté de la vérité et se réjouit lorsqu’elle triomphe. L’amour couvre tout : il souffre, endure et pardonne. Il sait passer par-dessus les fautes d’autrui. Aimer c’est faire confiance à l’autre et attendre le meilleur de lui, c’est espérer sans faiblir, sans jamais abandonner. C’est savoir tout porter, tout surmonter. L’amourstrong> n’aura pas de fin. Les prédications inspirées passeront, les prières en langues cesseront et toutes nos connaissances s’évanouiront.

Cette traduction du Nouveau-Testament m’a plu. Je l’ai trouvée dynamique. Et lorsque j’ai regardé sur la couverture. Il était écrit : Transcription dynamique du nouveau testament. J’avoue que j’aime bien cette force qui traverse les écrits pour transpercer les réalités de nos existences, des fois, endormies par la routine de nos multiples occupations. C’est ce qui m’a plu dans cette rencontre.

Quand j’ai fini ma lecture, ma collègue m’a dit une chose à laquelle j’ai toujours pensé : « Tout ça c’est dur ». En effet c’est dur l’Amour. Tout semble si simple lorsque l’on dit d’aimer son prochain, mais l’amour ce n’est pas se limiter à crier « je t’aime à quelqu’un ». C’est bien plus. Et c’est difficile. Mais cette dimension « difficile » à nos yeux nous conduit-elle à bloquer les voies de la réalisation de l’amour inscrites en nous ? Non. Je ne pense pas. Il faut oser car celui qui nous le commande est bien conscient du caractère fini de notre humanité, donc même si nous essayons de vivre cette réalité à 1%, ce sera déjà une bonne chose. Il faut oser comme dans tout ce que nous faisons dans la vie. Mettre le découragement en avant est très défaitiste. On ne peut jamais démarrer une voiture lorsqu’on porte en soi l’idée qu’un accident va se produire. C’est une éventualité, mais ce n’est pas un fait donné à l’avance. C’est comme l’amour, si tu n’essaies d’aimer tu ne sauras jamais ce que c’est d’aimer. Tu ne sauras jamais combien un acte d’amour peut faire du bien.

Il nous restait environ quatre minutes pour commencer notre journée professionnelle. J’ai encore ouvert une page de l’évangile que j’aime beaucoup : Mt 7, 21-28. Ensuite Sarah m’a demandé mon programme de la soirée. J’avais rendez-vous avec un ami. Elle me dit : « Dommage, je tenais à t’inviter à une rencontre entre gens qui aiment Dieu sans distinction de confession religieuse ».

La foi est un don de Dieu. Mais elle est avant tout quelque chose qui se vit à un niveau personnel où on a confiance en Dieu et où on choisit de l'aimer selon nos dispositions à nous. En un certain sens, elle implique aussi les œuvres comme le souligne Saint Jacques (Jacques 2, 17-18). C’est un peu comme l’amour aussi. On ne l’impose pas. La foi se vit dans le cœur et dans la vie de chacun. Dans la vie de chacun de nous, il y a des haltes qui sont essentielles. Elles ne remplacent en rien nos convictions, mais elles les renforcent. C’est comme l’Esprit qui est toujours à l’œuvre alors que nous ne pensons, parfois, pas à lui. Ce qui me plaît dans l’hymne à l’amour, c’est la force transportée par les écrits et ces vérités qui finalement ne se limitent pas aux Chrétiens, car si l’Esprit est pour tous, n’oublions jamais que l’Amour aussi est pour tous. Il suffit d’oser.

À chaque fois quelqu’un veut critiquer mes appartenances religieuses je lui demande toujours quel Livre il lit. Lorsqu’il me répond la Bible, je lui demande ensuite : « Crois-tu en ce que tu lis ou bien ? ». Il crie: « Je crois ». Ok. C’est bon. C’est un livre inspiré. Pourquoi cherches-tu, alors à créer des polémiques inutiles autour d’un livre que nous appelons tous "Livre Saint" ?. Même en matière de religion, la diversité est admise. La liberté de religion demeure, pour moi, fondamentale là encore.

Qu’on soit chrétien, musulman, animiste, athée ou bouddhiste, ce qui compte à mes yeux c’est la capacité à aimer et à respecter la Vie. Le Dieu que nous servons tous n'est pas ennemi de la Vie. Je ne suis pas partisane du relativisme, mais je pense qu’on ne peut rien imposer aux gens, au risque de créer des hypocrites de service. Qui aime en vérité ne fait pas de mal. Pour moi que l’on soit Chrétien catholique ou chrétien protestant, ce qui compte c’est notre relation non seulement avec la Bible qui peut nous rassembler, mais aussi qui, mal interprétée, peut nous enfermer dans un radicalisme sans précédent. Cependant c’est notre relation avec Dieu, le sacré et l’autre qui demeure au fondement de toute religion, car la religion étymologiquement désigne le lien (religio-religare) de l’homme avec le sacré ou la divinité. Mais ce lien n’est pas à sens unique. Lien avec Dieu, Lien avec soi-même, Lien avec autrui (parce qu’autrui est toujours une transcendance et toute vie est une histoire sacrée). C’est l’histoire d’un triple lien. L’amour c’est la Loi de Dieu pour moi et pour mes semblables. Ni condamnation, ni critique, ni mépris de l’autre. La parole de Dieu est ce qu’elle est et elle ne changera pas. Celui qui veut annoncer la parole de Dieu doit d'abord lui-même se mettre à l'écoute de la parole de Dieu.

Merci à Sarah pour cette halte spirituelle dans un lieu où je ne m'attendais pas à partager l'Évangile.

Nathasha Pemba

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Une pensée pour René...et aussi pour Céline

Publié le par Nathasha Pemba

René Angélil : L’amour au-delà de la mort !

Céline et René : Une manière d’aimer et de s’aimer!

Quand on aime, on a des envies d’amours, de présence…

On ne désire qu’une chose, c’est que l’être aimé demeure…

Même au milieu des occupations les plus ultimes…On aime...

Si la tempête s’en vient, elle finit par s’en aller…parce que l’amour est plus fort…

Vivre au-dessus de ses forces…parce que finalement tout ce qui est au-dessus des forces et porté par l’Amour.

De ce que René est pour Céline, je n’ai retenu que l’amour...

Je ne parle pas au passé parce que l’amour de Céline pour René et l’amour de René pour Céline c’est ce qui est toujours…parce que l’amour c’est ce qui est éternel. Il n’a pas d’époque, il n’a pas de temps, il n’a pas de lieu. Il est seulement amour...

Cet amour qu’elle chante dans My heart will go on

Une chanson qui traduit bien sa relation fusionnelle et désormais éternelle :

Every night in my dreams

I see you, I feel you

That is how I know you go on

Far across the distance

And spaces between us

You have come to show you go on

 

De René à Céline, je dédie cette strophe de « I’am your Angel » (Céline Dion & R. Kelly)

I'll be your cloud up in the sky

I'll be your shoulder when you cry

I'll hear your voices when you call me

I am your angel

And when all hope is gone, I'm here

No matter how far you are, I'm near

It makes no difference who you are

I am your angel, I'm your angel

L’ange, c’est celui qui protège…C’est celui qui a toujours été là…celui qui ne part jamais parce qu’il est toujours là…visible et invisible. C'est ce qu'est René pour Céline...un Ange.

L’amour les a entrainés dans l’amour…pour s’aimer on peut être amené à prendre des risques. Ils ont pris des risques. Au début, sans trop savoir où l’on va, l’amour peut paraître presque incertain. Fragilités, humanité, facilités et difficultés en forment le socle. On s’y élance dans la résonance franchissant monts et vaux seulement avec l’espérance. Plus on le vit, plus on existe.

René reste l’exemple de celui qui a aimé, mais aussi de celui qui a toujours su accorder à autrui sa place, considérant que notre rayonnement, quoique planétaire n’est jamais une raison d’oublier l’existence des autres. Il est celui qui a compris que l’amour finalement reste la seule richesse qui ne s’étiole pas.

En amour c’est comme en musique, il faut savoir mêler les bonnes notes pour faire voler un joli son. Certes cela ne se compose pas d’un trait. Il faut du temps. Il faut de la volonté. Il faut de la patience. Bref il faut du cœur.

C’est finalement l’amour, le plus grand héritage qu’il laisse à Céline, à ses enfants, à sa famille, à la musique, au Québec, au Canada, au Moyen-Orient et à l’univers. C’est ainsi qu’il vivra toujours...

Écoutons Céline:

« La vie m’a fait un beau cadeau en le mettant sur ma route. Et elle a fait un beau cadeau à tous ceux qui ont eu la chance de bien le connaître et de le côtoyer. C’est un homme qui a un grand cœur. Il est tellement généreux, sensible et attentif ! Souvent, on a l’impression qu’il ne vit que pour les autres. Il est toujours là pour aider un proche, pour rendre quelqu’un heureux. C’est incroyable tout ce qu’il a pu faire pour moi ! Je pourrais en parler pendant des heures. Ce que j’aime aussi de lui, c’est qu’il est capable de s’émerveiller devant les petites choses de la vie. Il regarde encore la vie avec des yeux d’enfants ».

(Interview dans 7Jours repris dans l’édition « Hommage à René » par les Éditeurs de 7Jours, Janvier 2015 à la page 38)

 

Nathasha Pemba

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De la fidélité et du changement

Publié le par Nathasha Pemba

Tout est continuité et Tout est changement. En fidélité active." a dit Hollande aujourd'hui en hommage à son mentor Mitterand Dans un milieu que je fréquente beaucoup, on parle de "Rénovation adaptée en restant fidèle à la tradition, c'est-à-dire à l'esprit des origines". Telle devait aussi être, à mon sens, la manière de penser la Laïcité aujourd'hui en Occident et surtout là où elle a émergé, car les choses ont tellement évolué. Et en France, l'État doit désormais faire face à plusieurs religions pour repenser la Laïcité sans laisser d'autres personnes de côté. La plupart des constitutions des Ex colonies françaises ont opté pour un état laïque. Vaste question pour le devenir de ces États. En Centrafrique, elle est devenue désormais plus qu'urgente…Au Congo Brazzaville, Un professeur, doyen de la faculté de droit avait suggéré que désormais le Chef de l'État puisse prêter serment sur le "Nzombi", un fétiche mystico-justicier de certains peuples d'Afrique Centrale. Pourquoi pas? Puisqu'aux USA, le Président prête serment sur la Bible. Pour le moment on en parle plus. Le débat est aux élections.

Le 08 Janvier 2016

Nathasha Pemba

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"Chaque individu croit, peut-être avec raison, que le monde commence à sa

Publié le par Pénélope Mavoungou

"Chaque individu croit, peut-être avec raison, que le monde commence à sa naissance et se termine à sa mort. Nous refusons d'accepter ce fait, douloureux certes, que le monde a commencé avant nous et qu'il continuera après nous. Pour ma part, je trouve plutôt reposant de n'être pas responsable de toute cette histoire. Je ne fais que passer dans le coin. Quand on se prend pour le nombril du monde, on a tendance à monter en épingle le moindre évènement dans lequel on est vaguement engagé. Comme on est sûr de vivre, à chaque génération, des moments que l'humanité n'a jamais connus auparavant. Notre époque produit de l'inédit. A-t-on idée depuis combien de temps le monde roule sa bosse?"

Dany Laferrière, L'art presque perdu de ne rien faire, (Éd. Boréal 2013, p. 90)

Publié dans visions du monde

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"Arabe, je ne me suis jamais senti arabe, tu sais. C'est comme la négritude qui n'existe que par le ...

Publié le par Pénélope MAVOUNGOU

"Arabe, je ne me suis jamais senti arabe, tu sais. C'est comme la négritude qui n'existe que par le regard du Blanc. Dans le quartier, dans notre monde, on était un musulman, on avait un prénom, un visage et des habitudes. Point. Eux étaient les "étrangers",les roumis que Dieu avait fait venir pour nous mettre à l'épreuve, mais dont les heures étaient de façon comptées: ils partiraient un jour où l'autre, c'étaient certain. C'est pourquoi on ne leur répondait pas, on se taisait en leur présence et on attendait, adossé au mur."

Kamel Daoud, Meursault, contre-enquête, Actes sud (2014), p. 70

"Arabe, je ne me suis jamais senti arabe, tu sais. C'est comme la négritude qui n'existe que par le ...

Publié dans visions du monde

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Bien tard je t'ai aimée, Augustin d'Hiponne

Publié le par Pénélope M.

Voici un texte de saint Augustin…Il est d'une profondeur inénarrable…d'une largeur inestimable…d'une beauté indicible et époustouflante…Un classique…simplement intemporel et illimité...

Bien tard je t’ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle, bien tard je t’ai aimée ! Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors et c’est là que je te cherchais, et sur la grâce de ces choses que tu as faites, pauvre disgracié, je me ruais ! Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi ; elles me retenaient loin de toi, ces choses qui pourtant, si elles n’existaient pas en toi, n’existeraient pas !

Tu as appelé, tu as crié et tu as brisé ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi et tu as dissipé ma cécité ; tu as embaumé, j’ai respiré et haletant j’aspire à toi ; j’ai goûté, et j’ai faim et j’ai soif ; tu m’as touché et je me suis enflammé pour ta paix.

Quand j’aurai adhéré à toi de tout moi-même, nulle part il n’y aura pour moi douleur et labeur, et vivante sera ma vie toute pleine de toi. Mais maintenant, puisque tu allèges celui que tu remplis, n’étant pas rempli de toi je suis un poids pour moi. Il y a lutte entre mes joies dignes de larmes et les tristesses dignes de joie ; et de quel côté se tient la victoire, je ne sais. Il y a lutte entre mes tristesses mauvaises et les bonnes joies ; et de quel côté se tient la victoire, je ne sais.

Ah ! malheureux ! Seigneur, aie pitié de moi. Ah ! malheureux ! voici mes blessures, je ne les cache pas : tu es médecin, je suis malade ; tu es miséricorde, je suis misère. N’est-elle pas une épreuve, la vie humaine sur la terre ? […] Et mon espérance est tout entière uniquement dans la grandeur immense de ta miséricorde. Donne ce que tu commandes et commande ce que tu veux. […] Ô amour qui toujours brûles et jamais ne t’éteins, ô charité, mon Dieu, embrase-moi !

Saint Augustin : Confessions, X, 27, 38-29, 40 BA 14, p. 209-213.

Publié dans visions du monde

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