Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

13 articles avec oeuvres de nathasha pemba

Concertos

Publié le par Nathasha Pemba

Sur ma table de travail, il y a la liste de ce que je dois faire jusqu'en 2020, du point de vue de l'écriture. C'est ce qui est écrit... Pourtant, chaque jour, ça change. Je change l'ordre des priorités ET DES COULEURS. Je voudrais faire un clin d'oeil à cette amie qui m'a proposé d'écrire son histoire. C'est une histoire vraie. D'ailleurs, elle a pris le soin de me demander d'écrire ceci au début du livre: "Ceci est une histoire vraie. Tous les personnages que vous croiserez dans ce livre ont bel et bien vécu, respiré et marché. Cependant par respect pour certaines personnes, nous avons tout changé".

Tout avait commencé dans un ascenseur. C'était au mois de Juillet. Elle me l'avait dit en riant: "Si tu fais philosophie, tu devrais écrire mon histoire. À quoi sert la philosophie si ce n'est à penser ou à écrire. C'est vrai. Même quand on "pense" avoir épuisé la philo, la philo questionne toujours. D'ailleurs, peut-on épuiser la philo ? Mêmes les pères fondateurs ne l'ont pas épuisé. C'est pourquoi il y a des spécialisations en philo. Aucune science sur terre n'est épuisable puisqu'elle est évolue d'erreurs en découvertes. La philosophie est inaltérable.

Après plusieurs rencontres, entre rires et larmes, elle m'a demandé: "Vas-tu l'écrire mon histoire ?". Je lui ai dit que oui, et que ça prendra le temps que ça prendra. Il faut du travail, et là, je suis encore bien occupée en ce moment. Elle m'a dit: "C'est gentil... On n'est pas pressée". Alors que je réécoute nos entretiens, je me dis que l'ordre de priorité sur mon papier pourrait changer d'ici juillet 2017. D'ailleurs, j'ai déjà trouvé un titre provisoire: CONCERTOS. J'ai écrit quelques lignes et j'ai vite refermé parce que j'ai beaucoup de travail en ce moment. La littérature est un amour qui t'embarque au loin lorsque tu ne canalises pas tes élans. Je me rends compte qu'elle avait raison... On n'est pas pressée. Il nous faut encore lire et relire certaines philosophies pour pouvoir comprendre et mieux traduire cette histoire

Extrait de ce que j'ai déjà écrit:

"Quand j’ai rencontré Hestia, et après toutes ces années où elle a dû me supporter dans ce que je pouvais avoir de plus ombrageux, elle est restée là. Elle ne m’a jamais reproché mon attitude. Elle m’a comprise et m’a prise à la main. J’ai compris que dans la vie, rien n’est jamais enterré à l’avance. Il est toujours possible de rétablir l’équilibre, d’espérer sourire un jour, d’aimer autrement. On y met de la volonté, du désir, du cœur et de la persévérance. L’amour m’est apparu comme quelque chose de Transcendant, quelque chose qui pouvait donner une impulsion même à un mort. La fragilité y est, mais elle est transcendée par ce qu’il y a de puissant. Aimer change beaucoup de choses dans la vie. Il n’efface pas le souvenir, mais il oriente l’avenir. Lors de notre première rencontre, je n’ai pas voulu lui montrer que j’étais parfaite. Je préfère toujours être moi. Que les gens m’aiment comme je suis avec mon histoire. Elle aussi m’a fait comprendre que l’amour était meilleur lorsqu’il était imparfait. La perfection, chez nous, se vit dans l’instantané. Quand il faut manger, cuisiner, faire de la pâtisserie, s’aimer, on le fait bien et mieux. le rapport de ma misère à l’amour m’a sauvée des eaux".

 

À... dans plusieurs mois.

Heureux vendredi.... C'est le temps du Carême. N'oubliez pas de boire beaucoup de lait 

 

Nathasha Pemba

 

Partager cet article

Repost 0

Polygamiques: Critique d'Anthony Mouyoungui

Publié le par Nathasha Pemba

"Elle ne s'est pas contentée de raconter des histoires sur la polygamie, de ses dangers et de ses conséquences dans la société, comme certains auraient fait, elle a réussi à m'étonner tout le long de la lecture. Une narration simple, une description très précise et détaillée des lieux (villes et habitations) et des personnages (physique et vestimentaire). De ‘’Polygamiques’’, je ne retiens que cinq nouvelles : ‘’Ma future belle-mère’’, ‘’L’Intellectuel du quartier’’, ‘’Le mythe du blanc’’, ‘’Troisième bureau’’ et ‘’L’Amitié’’. Elles sont les plus abouties, elles rendent le livre passionnant, agréable à lire. Non pas que les trois autres soient nulles mais, elles ne sont pas au même niveau que les autres. Ces cinq histoires m’ont plus séduit, elles m’ont fait plus voyager et réfléchir en même temps (sans oublier le rire bien sûr). J’ai passé un bon moment de lecture et je remercie l’auteur pour cela".

Anthony Mouyoungui

Merci de cliquer sur ce lien pour lire la suite:

http://anthonymouyoungui.blogspot.fr/2015/05/polygamiques-pas-que-de-simples.html

Partager cet article

Repost 0

Polygamiques: Critique de Liss Kihindou

Publié le par Nathasha Pemba

D’autres nouvelles mettent en garde contre la tentation d’envier les autres, car on ne sait pas ce qui se cache derrière les apparences et à quel prix certaines personnes ont gagné leur aisance financière. Quelle terrible découverte pour la mère dans la nouvelle « Le secret » ! Quelle amère déconvenue pour la narratrice de la première nouvelle, « Ma future belle-mère », qui croyait que sa belle-famille était parfaite. La chute de cette nouvelle coupe le souffle, même si, comme dans toute nouvelle savamment menée, quelques indices ont été glissés au fur et à mesure pour éveiller la curiosité du lecteur sans pour autant qu’il ne s’alarme outre mesure, avant d’être arrivé à la fin. La réflexion que se fait Nathalie, la narratrice, est sans doute la leçon principale à retenir de ce recueil : « Je compris que, souvent , il faut se contenter de ce que l’on est et de ce que l’on a. A trop envier, on finit par voler ou bien par présenter une fausse identité au monde. » (Polygamiques, pages 21-22)

Merci de cliquer sur ce lien pour lire la suite:

http://valetsdeslivres.canalblog.com/archives/2015/05/16/32061705.html

Partager cet article

Repost 0

Polygamiques: Les apparences sont trompeuses, de Clémentine

Publié le par Nathasha Pemba

Polygamiques, un titre choc! Ceux qui se réfèrent d’emblée au mariage polygamique frémissent au contact du recueil de nouvelles de Nathasha Pemba. Une interprétation trop hâtive voire gratuite ou erronée. Le risque serait de se fier aux apparences comme le laisse voir l’expérience de Nathalie, la narratrice autodiégétique de la première nouvelle, « Ma future belle-mère », qui nous intéresse.

Merci de cliquer sur ce lien pour lire la suite :

http://http://ffrancoscriber.over-blog.com/2015/06/les-apparences-sont-trompeuses.html

Partager cet article

Repost 0

La mère, la fille et la future belle-mère

Publié le par Nathasha Pemba

Qu’est ce qui explique la relation conflictuelle entre Nathalie et sa mère ;au point que sa belle mère qu’elle juge de loin, en s’accrochant aux apparences soit devenue un modèle ? Telle est la question qui aiguise la curiosité du lecteur de cette nouvelle intitulée, « Ma future belle mère » de Nathasha Pemba, dans son recueil POLYGAMIQUES. La relation entre belle-mère et belle fille se caractérise en rivalité insoupçonnée dont la nature varie selon les contextes.

La mère de Nathalie est sage femme ; sans être une femme sage. Elle se montre de tempérament difficile. La comparaison se fait entre celle qui sera sa belle mère et sa mère ; déchantera-t-elle ? N’est-elle pas en phase d’illusion romantique ? La solution à la question vient-elle du caractère acariâtre de la mère ? L’atteste, le fait que son mari ait décidé d’aller vivre avec sa secrétaire. Son portrait est peu flatteur. Elle décide de cuisiner ou de s’acquitter du devoir conjugal. Elle n’est pas respectueuse de la mère de son mari à qui elle sert des invectives bien que cette dernière soit déjà décédée. Or, « le cœur de l’homme se trouve dans celui de sa mère » (p. 10) ; c’est pourquoi, pour gagner la confiance d’un homme, il sied d’avoir du respect pour sa mère. Le mépris pour la mère du papa de la fille va si loin qu’elle déchire une étoffe à lui offerte par sa génitrice.

Un tel traitement délétère poussa l’homme vers des lieux plus accueillants où il est considéré et respecté, pouponné et soigné. La mégère irrite manifestement sa fille qui voit désormais en elle, une confidente. Pourtant, cette femme noble a des problèmes psychologiques révélés au détour d’une invitation au restaurant L’Albratros de Pointe Noire lors de la conversation avec Stéphane, le fiancé de Nathalie qui est médecin. Faut-il se rapprocher de la maison de la mère de Stéphane pour y passer quelques jours de congés alors qu’ils ne sont pas encore mariés ? Elle décide d’y aller sans le consentement de Stéphane. Le séjour chez la future belle-mère dévoile pourtant des caractères sexuels proches du bi-sexualisme chez la mère de Stéphane. Elle le l’avouera du reste. La moralité de la nouvelle, une mère reste une mère, peu importe ses défauts.

Meduga Larissa Chantal-Sidonie

Partager cet article

Repost 0

L'amitié se dit sur plusieurs registres

Publié le par Nathasha Pemba

L’amitié se dit sur plusieurs registres : surtout la confidence et la confiance partagées. Telle est l’ouverture et la conclusion de cette nouvelle intitulée « L’amitié ! ». Elle est issue du recueil POLYGAMIQUES de NATASHA PEMBA, La Doxa Editions 2015. Les personnages mettent en scène la diversité des relations humaines. Celles qui vont de la camaraderie aux relations sexuelles « tarifées », avec des pagnes wax offerts aux « belles mères » ; ou encore, adultérines. Tel le père d’Annie aux préservatifs parfumés (p.161) dont le stratagème est découvert par la fille.

La femme stratège et ambitieuse qui veut coûte que vaille rejoindre l’Europe monte ses plans. Réussira-t-elle ? Annie veut épouser un jeune blanc ; et pourtant, son copain William, rentré des USA a monté son entreprise au Congo et compte y vivre définitivement ; lui la veut pour épouse mais elle, le mariage n’est pas encore à l’ordre du jour. Annie exècre les noirs et les contraintes sociales dues à « la famille africaine »trop présente et ennuyeuse. Bien que la famille de William, elle vive en Occident. Les plans des deux tourtereaux ne sont-ils pas inconciliables ? Les projets d’Annie vont-ils réussir ?

Jean Philippe, le blanc rencontré au restaurant sera-t-il l’homme providentiel qui lui fera sortir des multiples stages pour avoir un travail stable ? Jean Philippe, directeur adjoint d’une compagnie de pêches (p. 157) est pourtant marié ; son épouse et sa fille vivent en France. « Le blanc-là, Jean Philippe veut une amitié, genre on ne fait rien » (p. 158). Tel est l’éclat de rire qui motive Annie quand elle entre dans un taxi qui la conduit à Tchimbamba. Gisèle, l’amie et la confidente d’Annie problématise l’intention de Jean Philippe : Une amitié sans sexe est-elle possible entre un homme et une femme ?

Le texte critique le caractère volage des hommes, leur capacité à avoir plusieurs femmes conquêtes ; non sans mettre en évidence l’hardiesse des femmes capables de draguer les hommes. Gisèle jongle les Ouestafs (Ouest-Africains) comme des ballons de foot-ball ; et en échange de son corps, son alimentation est digne des grands restaurants de Pointe Noire. Son nihilisme est voluptueux. (Célestin Monga). Faut-il accepter de sortir avec un homme pour son argent, les pagnes wax qu’il donne à sa mère ? Tel est le cas de Gisèle qui s’interroge sérieusement sur sa dignité (p. 160).

La nouvelle grandit au fur et à mesure. Elle met le lecteur dans l’expectative … Au restaurant, où elle été invitée, Annie voit entrer William accompagné ; qui est cette femme ? Elle a le courage d’aller vers son fiancé et faire les présentations ; et réciproquement, l’on constate que la dame à l’accent anglophone est un partenaire de services. L’auteure laisse le lecteur imaginer la suite ; et la nouvelle atteint son but : aider le lecteur à inventer un récit pluriel sur la base des points de suspension. La leçon : l’amitié se nourrit de confidences et elle est possible entre un homme et une femme. Cela sort un peu du sens commun. « L’amitié ! » est une véritable peinture de la réalité interrelationnelle qui est décrite avec un humour transparaissant à la lecture du texte. Il ya aussi lieu de s’interroger sur ces multiples demandeurs d’emploi qui n’ont peut être que de l’Europe un rêve, une chimère ?

François-Xavier Akono

Partager cet article

Repost 0

Project MUSE - Essais

Publié le par Nathasha Pemba

Partager cet article

Repost 0

Un article de "POlygamiques" sur le blog Novi-Novi

Publié le par Pénélope Mavoungou

Miss Pemba dans ce recueil de nouvelles allume un rétroprojecteur qui éclaire sans pour autant brûler les yeux. Elle réussit brillamment à relater diverses situations polygamiques sans porter de jugement.

http://novi-novi.net/polygamiques/

Partager cet article

Repost 0

Dédicaces aux saveurs tropicales...Toulouse

Publié le par Pénélope MAVOUNGOU

Dédicaces aux saveurs tropicales...Toulouse

Dédicaces aux saveurs tropicales...Toulouse

Partager cet article

Repost 0

En huit nouvelles, Nathasha met en scène une dimension du Vivre ensemble aussi actuelle que contextuelle...

Publié le par Pénélope MAVOUNGOU

En huit nouvelles, Nathasha met en scène une dimension du Vivre ensemble aussi actuelle que contextuelle…La polygamie dans tous ses états

En huit nouvelles, Nathasha met en scène une dimension du Vivre ensemble aussi actuelle que contextuelle...

Partager cet article

Repost 0

1 2 > >>