Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Dédicaces aux saveurs tropicales...Toulouse

Publié le par Pénélope MAVOUNGOU

Dédicaces aux saveurs tropicales...Toulouse

Dédicaces aux saveurs tropicales...Toulouse

Partager cet article

Repost 0

Afin que tu te souviennes, d'Émilie Flore Faignond

Publié le par Pénélope Mavoungou

Afin que tu te souviennes, un titre évocateur…

L'auteure, Émilie Flore Faignond, voguant entre les deux belles villes séparées par le fleuve Congo aborde divers thèmes: histoire de l'indépendance, famille, amour, amitié, division, mort… identité axée sur le métissage culturel et même sur celui de la couleur de la peau.

Entre les Noirs et les Blancs, les Métis ont toujours du mal à se faire une place. Si certains Noirs leur envient la clarté de leur teint, certains Blancs les méprisent. C'est souvent dans cet imbroglio que certains métis peuvent ressentir un mal -tre pouvant les conduire vers deux extrémités radicales: la domination ou la soumission.

Cette "catégorisation" ne date pas d'aujourd'hui. Je me souviens encore d'une oeuvre de Tocqueville où il décrivait si bien l'utilitarisme colonial qui balançait le Noir ou le Métis selon son besoin du moment. Bref, c'était toujours pour un intérêt bien précis de cette conception commerciale de l'humain. (Tome I, oeuvres complètes).

Disons que cette question de l'identité métisse n'est pas le thème central du livre autobiographique d'Émilie. Les thèmes sont divers, mais comme l'on ne peut rendre toute la trame textuelle, on choisit ce qui rejoint notre sensibilité. C'est d'ailleurs pour cela que je vous le propose comme lecture estivale. Il est volumineux. 695 pages. Mais comme toute bonne autobiographie, il est facile à lire.

Ce sera aussi une occasion de frôler l'histoire des deux Congo dont elle est originaire. Congo dont le Fleuve est considéré comme la mère, le ciment, le lien. Elle le dit en ces termes:

Parfois nous empruntions des chemins escarpés et longions le fleuve, le fleuve Congo, le majestueux, l'indomptable. Ses eaux me fascinaient. Si j'étais Africaine, c'était d'abord par ce fleuve puissant. Je savais lui appartenir…toujours. Il était racine, il était fleuve géant. Intarissable, ses pas résonnaient sur le bouclier de feu de la terre. 

Je vous invite à mettre ce livre dans votre cabas d'été.

 

Nathasha Pemba

 

Émilie Flore Faignond, "Afin que tu te souviennes", Éditions Paulo-Ramand, 2013, 695p.

 

Partager cet article

Repost 0

"Arabe, je ne me suis jamais senti arabe, tu sais. C'est comme la négritude qui n'existe que par le ...

Publié le par Pénélope MAVOUNGOU

"Arabe, je ne me suis jamais senti arabe, tu sais. C'est comme la négritude qui n'existe que par le regard du Blanc. Dans le quartier, dans notre monde, on était un musulman, on avait un prénom, un visage et des habitudes. Point. Eux étaient les "étrangers",les roumis que Dieu avait fait venir pour nous mettre à l'épreuve, mais dont les heures étaient de façon comptées: ils partiraient un jour où l'autre, c'étaient certain. C'est pourquoi on ne leur répondait pas, on se taisait en leur présence et on attendait, adossé au mur."

Kamel Daoud, Meursault, contre-enquête, Actes sud (2014), p. 70

"Arabe, je ne me suis jamais senti arabe, tu sais. C'est comme la négritude qui n'existe que par le ...

Publié dans visions du monde

Partager cet article

Repost 0