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Se Connaître…Fiorettis du Cardinal MALULA

Publié le par Pénélope MAVOUNGOU

Quelques textes du Cardinal Malula sur la Connaissance de soi…Ils ont été tirés du Volume 5, de ses Oeuvres Complètes.

  • La connaissance de soi est une chose non seulement importante mais nécessaire à tout homme qui veut mener sa vie en profondeur. Socrate, le sage, disait : " Homme, connais-toi toi-même." (…) La connaissance de soi est nécessaire pour que l’homme se rende compte des ses capacités réelle et de ses limites réelles.
  • En quoi consiste la connaissance de soi ?

Il ne s’agit pas de se surestimer ou de se mésestimer, mais de se faire une idée juste de soi-même. Connaître ses vraies qualités pour les développer et les mettre au service de la communauté ; connaître aussi ses vrais défauts pour les combattre, surtout son défaut dominant pour le combattre.

  • La connaisance de soi est une chose difficile

La connaissance de soi est une chose difficile à acquérir parce que l’homme est naturellement égoïste ; il a de lui-même un amour désordonné qui l’empêche de se connaître, tel qu’il est : avec ses qualités réelles et ses défauts réels. Il veut toujours paraître bon à se spropres yeux. On peut appliquer à la connaissance de soi les trois plans qu’un auteur distinguait dans le phénomène théâtral :

-ce qu’on est

-ce qu’on croit être

-ce qu’on veut paraître.

Dans la recherche de la Connaissance de soi, il ne s’agit pas de se surestimer ni de se mésestimer, mais de se faire une idée juste de soi-même. Connaître ses dons, ses vrais qualités (…) pour les développer et les mettre au service de la communauté.

(V 5.322)

  • Que faire pour se connaître ?

-A- L’amour de la vérité : un des grands principe de notre vie doit être : « être vrai », aimer la Vérité, s’efforcer de voir les choses telles qu’elle sont, non pas telles qu’on les voudrait ; les prendre telles qu’elles sont, non tel qu’on croit être ou tel qu’on voudrait être. c’est l’amour de l’objectivité, un point très important dans notre vie.

-B- L’humilité : s’accepter tel qu’on est, avec ses qualités réelles, ses limites, ses défauts. Accepter ses qualités est chose facile, mais accepter ses défauts, ses limites, est chose très difficle. Seule la vertu de l’humilité aide l’homme à s’accepter tel qu’il est. (…) L’HUMILITÉ c’est la Vérité. Elle nous fait connaître et reconnaître le bien ou le mal qui est en nous ; le bien ou le mal qui est chez les autres. Le bien, pour nous en réjouir est un signe de grande sainteté (V. 5, 323)

Nathasha Pemba

Publié dans visions du monde

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La trace du féminin…dans l'oeuvre de Levinas

Publié le par Pénélope MAVOUNGOU

L’auteure de ce livre propose une analyse de la différence sexuelle dans les écrits d'Emmanuel Levinas. En pensant l'Autre comme irréductible au Même, Levinas rompt avec l'apparente neutralité du sujet philosophique. Il établit corrélativement un rapport entre la femme, le féminin et l'hospitalité.

Le philosophe étant celui qui s'interroge sur tout et sur le Tout, la question du féminin est en elle-même une question éminemment philosophique. Ce livre, par le biais d'une lecture des œuvres de Levinas, propose une nouvelle image de la pensée, examen de la " différence des sexes " comme " douce défaillance " et la " subjectivité au féminin " qui ramène à l'immémorial.

Il en émerge, in fine, la trace du féminin dans l'un des textes majeurs de la philosophie contemporaine de l'altérité.

Démarche du livre:

Paulette Kayser utilise des occurrences.

1-Totalité et infini: "le féminin ouvre l'espace du chez soi"

Ici l'hospitalité de la demeure et première présence est considérée comme préalable à l'éthique.

2- Autrement qu'Être/ Au delà de l'essence: Trouble de la dimension éthique et défaillance du viril, à travers la phénoménologie de l'Eros, où le féminin s'ouvre à la maternité. Ici l'auteur insiste sur la fait qu'il ne faudrait pas comprendre féminité et maternité dans son sens littéral, mais d manière symbolique, c'est-d ire comme dimension du sujet "dénuclée"

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Wangari Maathai : modèle des gestes simples…elle plante les arbres… sème et cultive les idées

Publié le par Pénélope MAVOUNGOU

Trois ans déjà…depuis que Wangari Maathai s’en est allée, rejoignant la terre de nos ancêtres, en léguant à la postérité une richesse immense. Son action, et ses engagements font d’elle non seulement une contemporaine, mais aussi un modèle d’engagement en faveur des droits de la femme et pour la sauvegarde de la nature. Wangari Maathai, Prophétesse ? Oui pourquoi pas, si le prophète est un envoyé. En effet, de nos jours, est-il possible de se passer de l’environnement ? Amazone ? Pourquoi pas, puisqu’elle va en guerre contre les destructeurs de l’environnement. Disons simplement qu’elle est une femme engagée, consciente de sa mission. Wangari Maathai fait partie des héroïnes de l’Afrique. Elle a contribué à l’espoir d’une Renaissance renouvellée en Afrique. Elle figure parmi les femmes qui ont contribué à la construction d’une relation plus équitable entre les humains. Son amour pour la terre, lui vient de sa famille qui n’a jamais cessé de se battre pour lutter pour la subsistance de leur tribu.

« je ne veux pas mourir avant d’avoir accompli ma mission », dit-elle

Biologiste Kenyanne, professeure d’anatomie en médecine vétérinaire, Militante politique et écologiste, Wangari Maathai est la première femme africaine est recevoir le prix Nobel de la paix en 2004 ; Ce prix, elle le doit à sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix. Femme engagée, Maathai est la fondatrice du mouvement de la ceinture verte (Green belt movement), en 1977. Son action a consisté à commencer par planter sept arbres le jour du jour de la terre ; pour elle, cet acte servirait à honorer les femmes dirigeantes de l’environnementaliste kenyan. Trente millions d'arbres ont été plantés en trente ans.

"Depuis trente ans, je travaille sur le terrain avec bien d'autres personnes, afin de trouver des moyens d'abattre le mur qui empêche les peuples d'Afrique d'accéder à la justice, à la richesse, à la paix et au respect. Nous avons cherché une voie de sortie à la pauvreté, à l'ignorance, aux maladies et à la mortalité infantile, aux atteintes aux droits fondamentaux, à la corruption, à la dégradation de l'environnement, et à nombre d'autres fléaux associés à l'Afrique. J'ai apporté ma contribution à travers le mouvement de la Ceinture verte, en aidant des communautés à planter des arbres et ainsi améliorer leur niveau de vie, protéger l'environnement et, par là même, accroître leur engagement et leur persévérance. Ces expériences avec les villageois et les populations rurales, ainsi que mes responsabilités au sein du gouvernement kenyan et ma participation à de multiples initiatives internationales visant à aider l'Afrique et protéger l'environnement, ont façonné ma vision du monde et sont à la base des approches, des exemples, des analyses et des solutions que je propose dans le présent ouvrage.

En trente ans, depuis l'époque où le mouvement de la Ceinture verte a lancé son programme de reboisement, certains Africains ont renoncé au travail de terrain pour poursuivre leurs propres intérêts et privilégier leurs ambitions personnelles ; d'autres ont été déçus et se sont lassés. Quelques-uns se morfondent chez eux ou moisissent en prison ; d'autres encore ont perdu leur foyer ou sont dans des camps de réfugiés. Certains espèrent que leurs dirigeants sauront répondre à leurs espoirs ; d'autres commencent à comprendre qu'ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour sauver leur peau en incarnant, comme le disait le Mahatma Gandhi, le changement qu'ils souhaitent pour le monde." Extrait de l'introduction de son livre "Un défi pour l'Afrique"

Publié dans Engagements

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"Stigmate (…)" de Erwing Goffman…une lecture commentée.

Publié le par Pénélope MAVOUNGOU

Le titre lui-même au départ peut semer un trouble dans la compréhension, car le mot « Stigmate » a plusieurs sens, et notamment un sens profondément religieux en lien aux stigmates du Christ, par exemple. Mais, ce qu’il faut savoir du mot stigmate, c’est que c’est un mot qui, en lui-même, est également polysémique. Son premier sens est celui de « marque ». En effet la stigmate est une marque durable, presque indélébile qui reste sur la peau qu’on on a eu une maladie, ou encore la cicatrice d’une blessure qui ne disparaît pas. Ceci pourrait faire penser aux marques dont on imprimait les esclaves. En ce sens, le stigmate est quelque chose par lequel on peut identifier une personne. Son deuxième sens, fait de lui toute marque, toute trace qui révèle une dégradation, par exemple, les stigmates liés à la guerre ou à une maltraitance. Son troisième sens est issu de la science, elle représente, chez les angiospermes, la partie supérieure terminale du pistil, souvent élargie et visqueuse, sur laquelle les grains de pollen sont retenus et amenés à germer. Quant à son quatrième sens, lui aussi scientifique, le définit comme un orifice respiratoire des insectes, et autres arthropodes terrestres, constituant chacun l'extrémité d'une trachée plus ou moins ramifiée.

Ces définitions sont importantes, parce qu’elles permettent de comprendre le sens du mot « stigmate » dans l’œuvre de Goffman. Pour lui, « un individu stigmatisé se définit comme n’étant en rien différent d’un quelconque être humain, alors même qu’il se conçoit (et que les autres le définissent) comme quelqu’un à part. » Cet attribut constitue un écart par rapport aux attentes normatives des autres à propos de son identité (La sociologie de Erving Goffman, p. 26). D’après lui, tous les individus, nationaux ou immigrants, riches ou pauvres, sont toujours stigmatisés, par rapport aux contexte te lieu de temps, et même de circonstance. Mais ce n’est jamais à égalité, car il y a dans les groupes d’autres qui stigmatisent plus que les autres, une stigmatisation qui peut facilement conduire au mépris. C’est pourquoi dans son livre, Goffman ciblera les dévalorisations corporelles, les dévalorisations tribales et les dévalorisations tribales. Aujourd’hui, avec la diversité culturelle qui s’impose, les formes de stigmates ne font que s’accroître, c’est pourquoi Goffman en pointe quelques uns : le passé des individus, les handicaps, les tares de caractère, l’orientation sexuelle (notamment l’homosexualité est stigmatisé), l’appartenance à un groupe donné.

Dans son livre, il montre comment l’acteur social, pour ne pas mettre mal à l’aise son public, va tout faire pour que le stigmate soit toujours clean…quitte à l’assimiler, afin qu’il paraisse comme quelqu’un de « normal ». Pour illustrer ce qu’il entend par « Normal », Goffman, prend cet exemple (lié à la situations des Etats-Unis) : « Ex: "le jeune père de famille marié, blanc, citadin, nordique, hétérosexuel, protestant, diplômé d'université, employé à temps plein et pratiquant un sport". Page 151.

La stigmatisation n'existe finalement pas; le stigmate ne trouve son existence que dans la valeur qu'on lui donne. Il semble malgré tout être une notion nécessaire à l'évolution de la société, car chaque individu a besoin de s'identifier comme "normal" en se comparant à ce qu'il interprète comme différent

Plan du livre : le livre est divisé en cinq parties.

1-Stigmate et identité sociale

Ici, il répertorie les significations et implications sociologiques du mot « stigmate »En général, et partant des rencontres sociales, les individus sont souvent réparties selon trois catégories :

a)monstruosité du corps

b) tares de caractère

c) caractéristiques tribales (au sens large)

C’est de là, selon Goffman que vient la discrimination. Il prend un exemple à la page 16 de son livre :

Ex: "Chez certains, il peut exister une hésitation à toucher ou à guider les aveugles, tandis que chez d'autres une constatation d'une privation de la vue peut se généraliser pour former une perception globale d'inaptitude, si bien que ces personnes s'adressent aux aveugles en criant, comme s'ils étaient sourds, ou essayent de les soulever, comme s'ils étaient infirmes. Il est fréquent que, face aux aveugles, les gens présentent toute sorte de croyances ancrées dans le stéréotype. Ainsi, ils peuvent se croire jugés comme jamais auparavant car ils pensent que l'aveugle a accès à certains canaux d'information fermés pour les autres".

À partir de là, le regard porté par des « normaux va se généraliser » et les stigmatisés vont devenir « une identité ». Il arrive en général, que le stigmatisé utilise cette identification ou identité pour devenir un revendicateur. Mais le plus souvent, ne sachant pas à partir de quel groupe revendiquer, il arrive qu’il se perde et qu’il ait lui-même du mal à distinguer sa vraie identité.

La conséquence qui pourrait en découler, selon Goffman, c’est qu’il y a, derrière cette attitude, toute la problématique de l'acceptation de soi et de son stigmate. Goffman recense trois réactions possibles du stigmatisé:

a)tentative de correction du stigmate (victimisation) ;

b) tentative de maîtrise des domaines d'activité qui lui sont normalement interdits (supplice de l'apprentissage) ;

c) se couper de la réalité (mépris) ;

2-Contrôle de l'information et identité personnelle

Ici, Goffman montre comment les individus « stigmatisables », vont avoir tendance à réaliser des manifestions sociales ou créer des situations en se créant une sorte de couverture. C’est pourquoi, selon lui, il est important de marquer une distinction entre la situation "de l'individu discrédité, forcé de s'accommoder d'une tension et celle de l'individu « discréditable », obligé de contrôler une information.

Bref, Goffman distingue L'identité pour soi de l'identité personnelle et de l'identité sociale en ce qu'elle est subjective, réflexive et ressentie par l'individu affecté d'un stigmate. Or celle-ci est ambivalente, notamment lorsqu'un individu « stigmatisable » s'allie trop souvent à des normaux et ne s'identifiant plus alors en rapport avec son groupe. Dans ce cas, il lui autant impossible "d'épouser son groupe que de s'en séparer".

3-Alignement sur le groupe et identité pour soi

Dans cette troisième partie, Goffman donne des pistes possibles pour éviter des écarts. Il propose le recours à un spécialiste qui édicte les règles d'un juste comportement. Il l’illustre : "J'ai appris aussi qu'un infirme doit prendre garde à ne pas agir différemment de ce que les autres attendent. Et, par dessus tout, ils attendent de lui qu'il soit infirme: invalide et impuissant; leur inférieur; et, s'il ne répond pas à leur attente, leur malaise les rend soupçonneux". Pages 131 et 132.

Goffman estime que ces spécialistes doivent convaincre les stigmatisés de suivre ces codes sous peine de perdre leur authenticité. L'alignement sur un groupe ("agrégat que forme les compagnons d'infortune de l'individu stigmatisé") est prioritaire. Il estime qu‘un individu « affligé d'un handicap » devrait non seulement se ranger sur son groupe pour acquérir les codes nécessaires, mais aussi intégrer les habitus des « normaux », non pas pour s’assimiler, mais pour « s'engager à réduire la tension créée par l'existence de son stigmate ». Il doit "briser la glace”:

"Et puis, pour faire rire, il y avait le coupe de la cigarette. Ça ne ratait jamais. Chaque fois que j'entrais dans un restaurant, dans un bar ou dans une réception, hop! Je sortais un paquet de sèches, je l'ouvrais avec ostentation, j'en prenais une, je l'allumais, et je m'asseyais en tirant dessus l'air ravi. C'était bien rare que je n'attire pas l'attention. Tout le monde ouvrait de grands yeux, et je les entendais presque s'exclamer: "ça alors! Arriver à faire ça avec une paire de crochets!" Chaque fois que quelqu'un lançait un commentaire sur mon exploit, je souriait en disant: "il y a au moins une chose que je n'ai pas à craindre. C'est de me brûler les doigts." Lourd, je sais, mais le meilleur moyen pour briser la glace." Page 139.

4-Le moi et ses autres

Pour Goffman, la saisie complète de la "différence", consisterait en ceci : « regarder non pas le différent, mais bien le normal ». C'est effectivement en fonction de la norme que se comprend la distance à la norme. Le stigmate, selon lui correspondrait donc à celui qui n’entre pas dans les canons de la normalité. Il reste donc marqué négativement. Par une tendance exagérée à vouloir revendiquer, le stigmatisé, sans le savoir va créer, aux yeux de la société, une déviance, laquelle peut être nuancée à partir de trois formes :

a)la norme peut être vue comme inatteignable par tout le monde (sorte d'idéal vers lequel nous devons nous efforcer de tendre sans jamais y parvenir)

b) nous pouvons nous écarter d'une communauté qui maintiendrait une norme à la quelle nous ne pouvons satisfaire

c) En cas de non respect des normes nous pouvons adopter un comportement de couverture ou de faux-semblant pour maintenir l'adhésion à un certain socle normatif.

Mais, pour Goffman, cette déviance est une déviance normale, car plusieurs sortes de stratégies vont lui faire accéder à une position dans la société, où finalement, il y aura une situation d’interdépendance entre le stigmatisé et le normal.

Somme toute, Goffman considère que le « normal » et le « stigmatisé » sont "des points de vue" qui sont construits par la société et qui ne se révèlent pas forcément lors des interactions mixtes durant lesquelles nous sommes conduits à jouer des rôles.

5-Déviations et déviance.

Dans cette partie, Goffman présente la différence qui existe entre le déviant et le stigmatisé, qui selon lui, ne doivent pas être confondus. Tant qu’il applique les règles édictées par la loi, dans sa culture d’origine et dan sa culture d’adoption, il ne peut pas être considéré comme un déviant. À la fin, il fait une distinction entre déviations, déviances et stigmatisation.

Nathasha Pemba

Publié dans Analyses Essais

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Qu'est-ce que la philosophie 2: Au détour du chemin ou le parce que du pourquoi?

Publié le par Pénélope MAVOUNGOU

Philosopher en famille…que du bonheur!

Un dialogue entre une maman et sa fillette sur la définition de la Philo...

Comme quoi…même au bout du chemin…elle est là...

Ce récit m'a été rapporté par mon amie Nadège Bikie

"Après une conversation avec ma petite Djanna ce matin, je suis venue à cette définition: la philosophie, c'est rechercher le dernier parce que au-delà duquel il n'y a plus d'autres pourquoi. Autrement dit, la philosophie c'est le questionnement permanent: pourquoi...toujours pourquoi...et encore pourquoi. A ce sujet, je peux t'affirmer que ma petite Djanna philosophe énormément. Elle ne cesse de demander pourquoi. Elle te pose une question. Tu lui réponds. Elle te demande pourquoi. Des pourquoi que maman trouve parfois interminables... Alors ce matin, pour couper court à la causerie, je lui ai répondu: parce que. Elle s'est placée devant moi, m'a regardé, a secoué en même temps ses petites mains et sa tête pour me demander en riant: parce que pourquoi? Tu vois ma Sœur, nous sommes toujours dans le questionnement et maman n'a pas encore trouvé le dernier parce que. Peut-être qu'en fin de compte il n'y a pas de dernier parce que mais seulement des éternels pourquoi qui nous poussent davantage à argumenter, à préciser notre pensée, à aller au fond des choses, à décortiquer le monde et les choses qui nous entourent. C'est sûrement cela PHILOSOPHER."

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QU'EST CE QUE LA PHILOSOPHIE ?

Publié le par Pénélope MAVOUNGOU

Qu'est-ce que la philosophie?

Telle est la première question qui nous a été posé le premier jour de notre premier cours de philosophie en classe de seconde. Tous les doigts claquaient: -Moi Monsieur…Moi Monsieur Le professeur, Monsieur Taty Ambroise, était vraiment dans l'embarras…Toutefois il en désigna un qui lui répondit: -Monsieur c'est la science des rêveurs…et des menfoutistes

-L'auteur?

-Mon père, Monsieur... La classe éclata de rire…Le prof indiqua un autre élève -C'est l'amour de la sagesse...

-Et qui l'a dit?

-Pythagore de Samos

Une autre réponse? Qui a une idée

Un petit doigt se leva au fond du couloir

le prof dit:

-Oui mon ami

-Monsieur pour moi la philosophie , c'est oublier de peigner les cheveux, c'est oublié de repasser ses vêtements…en fait c'est vivre différemment des autres, parce que le philosophe…un vrai philosophe droit avoir la tête dans les étoiles et vivre dans un monde tout en faisant comme s'il n'y vivait pas.

-Ah bon, et qui l'a dit

-L'observation du monde Monsieur..

-Un dernier tour, dit le prof. Encore un autre dit le prof, qui veut parler. Silence, puis…Tout d'un coup, un étudiant, un jeune, le plus jeune de la classe , selon l'apparence, se leva et dit: -Monsieur, moi je pense que la philosophie est une vision du monde… Le prof qui semblait étonné lui demanda: -Qui l'a dit? -Moi Monsieur, quand j'observe et écoute ce que mon entourage raconte sur la philosophie, je me dis que la philosophie , c'est une sorte de paire de lunettes que les philosophes mettent pour penser le monde. Le prof très étonné, dit: -Bon merci aujourd'hui nous allons parler de la philosophie, car comme vous venez de le constater par vous-mêmes, la philosophie est difficile à définir…donc, avant de trouver notre propre définition, nous allons faire un parcours de quelque philosophes aujourd'hui…ce qu'ils pensent de la philosophie: Qu'est-ce que la philosophie? Ce qu'ils en disent

Platon:

"Philosopher, c'est apprendre à mourir"

Aristote:

"Le philosophe est celui qui possède la totalité du savoir dans la mesure du possible"

Descartes:

"C'est proprement avoir les yeux fermés sans jamais tâcher de les ouvrir que de vivre sans philosopher"

-Comme vous le constatez, chers étudiants…la Philosophie est un problème dans un problème. Aujourd'hui, je vais donc vous expliquer ces trois citations, et pour la prochaine fois, je demande à chacun de vous de venir avec une citation…cela pourra alimenter nos débats….

À suivre…au prochain cours...

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La fémin'attitude...

Publié le par Pénélope MAVOUNGOU

La féminité : Une responsabilité !

« A MA MERE

Femme noire, femme africaine,

ô toi ma mère je pense à toi... toi qui me portas sur le dos,

toi qui m'allaitas, toi qui gouvernas mes premiers pas, toi qui la première m'ouvris les yeux aux prodiges de la terre, je pense à toi... »

Ces paroles de Camara Laye, me rappellent beaucoup de choses…et davantage des nuits qu’il me fallait passer pour les mémoriser…Mais cela ne s’arrêtait là…Mémoriser, oui mais il fallait aussi mimer…mimer le texte même lorsqu’on était timide…pour éviter des problèmes avec maman, parce que quand l’on ne mimait pas son texte, on passait notre temps à tripatouiller le bout de notre uniforme scolaire ou bien le col de notre chemise…

Je n’oublierai jamais ces femmes de ma famille qui m’ont indiqué la route à suivre…ces femmes fortes qui sans chercher à prendre la place de l’homme savaient rester « elles-mêmes »…ses femmes dignes qui ont réussi et guidé nos pas…

C’est à elles et à toutes les autres femmes que je continue de rencontrer chaque jour…c’est à vous mamans, tantes, amies et sœurs que je rends hommage aujourd’hui, à travers ce texte…

Ces lignes tirées de « l’enfant noir » de Camara laye font l’éloge, non seulement de la maternité, mais aussi et surtout de la féminité, caractéristique propre de chaque femme. En effet, toute femme porte en elle non seulement l’anatomie et le physique de la féminité, mais aussi les valeurs de la féminité qui font d’elle une responsable privilégiée de la garde et de la sauvegarde de la vie.

Depuis bientôt plusieurs générations, la question de l’émancipation de la femme s’est imposée dans l’univers socio-politique, tant au niveau continental qu’au niveau planétaire. Mais ce fait ne se limite pas à la planète et au continent, car la question de la femme va bien au-delà, dans la mesure où elle est une préoccupation existentielle qui rejoint la structure de base familiale.

Cette question qui touche aussi la religion, me fait penser à Joseph Albert Cardinal Malula qui disait, au sujet des sœurs Thérésiennes de Kinshasa : « Devenez d’abord des femmes accomplies, des religieuses authentiques ensuite. Dans mon idée, femmes accomplies signifie femmes responsables, des femmes qui ont des convictions personnelles et s’efforcent de les mettre en pratique et de les faire partager, des femmes qui agissent, capables d’initiatives et d’expériences originales ». Une phrase qui reste fondamentale, car elle invite les « sœurs » qui sont avant tout des femmes, à exalter les valeurs de la féminité.

Je pense qu’aujourd’hui il s’agit donc pour la femme d’être d’abord femme en toute fierté et dignité et de s’assumer, avant de prétendre à autre chose. La question de l’émancipation de la femme est d’abord une question de la prise en compte de sa féminité qui, à la suite s’extérioriserait dans sa manière d’être femme en société. D’où, loin d’être une recherche d’indépendance et de liberté sans borne, l’émancipation de la femme consiste d’abord au respect de sa propre personne et au respect des valeurs de sa féminité. Ce qui lui permettrait de se situer davantage dans l’ordre de l’être que de l’apparence.

En relisant l’histoire des cultures congolaises, par exemple, il est sans conteste que la femme congolaise a toujours occupée une place de choix, de manière naturelle dans la vie de la société. Une responsabilité qu’elle a toujours portée en elle et avec elle, en toute modestie, en se mettant au service de l’autre. Toutefois, sans vouloir récuser la dimension émancipatrice de la femme, il s’agit ici simplement de souligner les dimensions responsabilisantes de la féminité. Car se confiner dans une idéologie revendicatrice ne fera pas de la femme une femme, d’autant plus que ce sont les valeurs qui sont en elles qu’elle est appelée à mettre en avant et c’est cela qui fera d’elle une femme responsable. Comme on peut le constater, dans toute structure sociale, la femme, que ce soit celle qui occupe le poste d’ingénieur ou celle qui gère les stocks de son foyer, se doit avant tout d’assumer sa féminité, incarnation de sa figure de responsable. Notons aussi que par-delà la génitalité, la féminité est une attitude, une attitude qui va à l’encontre des tendances de masculinisation, car l’émancipation de la femme ne consiste pas à contrefaire l’homme.

Ainsi donc parmi les lieux de la responsabilité de la femme, nous avons ciblé la liberté, l’égalité dans la différence, l’autonomie, la maternité. Une égalité dans la différence entre homme et femme implique d’être soi-même, car la différence ce n’est pas de l’infériorité ni de la supériorité, c’est être soi-même, se respecter devant l’autre. Il s’agit aussi pour la femme d’affiner sa nature singulière, mais non inférieure, ni supérieure, ainsi que le souligne France Querré : « On ne reprochera à personne d’affirmer la différence entre l’homme et la femme. Mais on lui fera un grief d’en faire immédiatement un différend ». L’exigence d’être soi-même ne signifie absolument pas l’exigence d’être seul, puisque le soi se construit grâce à un proche, un autrui significatif, qui, dans un contexte ou dans un autre peut être un homme ou une femme.

Pour finir, je suis tentée de dire : « c’est une chance d’être femme », non ! Je ne le dirai pas. Je dirai plutôt : c’est une chance d’être une personne. Car cette égalité, cette égalité en humanité, c’est ce qui compte, c’est ce qui est le plus important. L’homme et la femme sont égaux d’un point de vue ontologique. Au niveau de l’égalité des conditions, je dirai que si la femme, au niveau de la société veut accéder aux mêmes positions que les hommes, elle doit se montrer humaine, égale et compétente. En effet« une femme ne serait considérée comme promue, intégrée, émancipée, ou libérée qu’à travers une certaine manière de penser, d’être et dans la stricte considération de sa personne » (S Ngah Ateba). Que la femme, où qu’elle se trouve n’hésite donc pas à se faire chirurgien, écrivain, entrepreneure, Ingénieure, chauffeur de Bulldozer, juriste, philosophe, infirmière, bloggeuse. Bref, qu’elle se révèle simplement comme un être capable.

 

 

Nathasha Pemba

Publié dans visions du monde

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"Être homme, c'est précisément être responsable. C'est connaître la honte

Publié le par Pénélope MAVOUNGOU

"Être homme, c'est précisément être responsable. C'est connaître la honte en face d'une misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C'est être fier d'une victoire que les camarades ont remportée. C'est sentir, en posant sa pierre, que l'on contribue à bâtir le monde." (Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes)

"Être homme, c'est précisément être responsable. C'est connaître la honte en face d'une misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C'est être fier d'une victoire que les camarades ont remportée. C'est sentir, en posant sa pierre, que l'on contribue à bâtir le monde." (Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes)

Publié dans visions du monde

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