La constance

Publié le par Nathasha Pemba

C'est autour d'un repas que la Constance est descendue sur nos plats hier soir... Je me permets de vous partager quelques points de cette discussion entre frères et soeurs.

Le dico Larousse parle de la constance en termes de Patience, de persévérance. une personne constante dans ses idées est entretenue par une force morale sans défaillance. Ainsi on dit par exemple, poursuivre un dessein avec constance. C'est aussi le caractère stable d'une opinion, d'un sentiment. Mais attention !

La constance n'a rien à voir avec la routine encore moins avec l'invariabilité. Ici il est question de force de caractère et de fermeté morale. 

La constance est une fidélité renouvelée chaque jour qui nous permet de tenir et d'obtenir des résultants probants grâce à nos efforts. 

Pour rester constants dans la réalisation d'un projet ou dans le développement de soi, il est toujours important d'établir des règles. Les règles nous sécurisent et nous permettent de rester fermes dans nos engagements. Elles stabilisent la "confiance en soi" et nous permettent de gagner un peu en dignité envers nous-mêmes et de valoriser celle des autres. Entendons nous bien! Dans l'idée de constance, il s'agit d'être ferme et non pas rigide. C'est un peu comme avec les principes qu'il ne faut pas absolutiser. Il s'agit d'être ferme, simplement. 

Voilà... On peut assouplir ou suspendre une règle (pour un bien) mais on doit garder notre objectif en tête. C'est vrai que nous manifestons de plus en plus de la répulsion envers des mots comme règles, principes, cadres, limites. Cela nous fait certainement penser à l'Instituteur, au catéchiste ou encore à un père sévère. Seulement... c'est important les cadres... les règles. C'est ce qui nous donne la force de nous déterminer ou de déterminer une chose. Imaginons une dissertation sans méthodologie... 

Quand on ne connaît pas ses limites, comment vivre avec les autres ? C'est comme dans la conduite. Si le code de la route n'existait pas, que ferions-nous ? Voilà... c'est comme cela aussi avec la constance. Pour nous qui voulons un monde meilleur et qui, paradoxalement, avons tendance à nous installer dans la facilité... souvenons-nous que rien ne peut se réaliser dans le temps sans constance, sans patience, sans persévérance, sans connaissance, sans consistance. C'est pour cela qu'il faut s'ouvrir, discuter, accepter les échecs, avancer, recommencer, écouter, travailler...

Communiquer, dialoguer, s'adapter, apprendre, négocier, nous permet de gagner en constance envers nous-même et envers nos proches.

Ils sont nombreux aujourd'hui, ceux qui veulent le succès rapide, ceux qui commencent un travail et abandonnent lorsque les résultats tardent à venir, ceux qui veulent être vus à tout prix. La constance nous demande d'être persévérants, réguliers, motivés et efficaces. Une amie disait par ailleurs, que la constance morale forme des Leaders.

Sans la continuité et la fidélité dans le temps... il est très difficile voire impossible de réaliser quelque chose de grand. Le jardinier est le modèle de la constance et la preuve que l'on peut réussir si l'on est régulier dans l'accomplissement de notre tâche.
Dans ma relation avec la philosophie, je reste fascinée par Aristote "le Philosophe"... Son idée de juste milieu me paraît nécessaire dans la constance. C'est pourquoi assouplir les règles s'adapter sans perdre de vue l'idéal est essentiel dans le développement de la constance...

 

Nathasha Pemba

Publié dans visions du monde

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