Concertos

Publié le par Nathasha Pemba

Sur ma table de travail, il y a la liste de ce que je dois faire jusqu'en 2020, du point de vue de l'écriture. C'est ce qui est écrit... Pourtant, chaque jour, ça change. Je change l'ordre des priorités ET DES COULEURS. Je voudrais faire un clin d'oeil à cette amie qui m'a proposé d'écrire son histoire. C'est une histoire vraie. D'ailleurs, elle a pris le soin de me demander d'écrire ceci au début du livre: "Ceci est une histoire vraie. Tous les personnages que vous croiserez dans ce livre ont bel et bien vécu, respiré et marché. Cependant par respect pour certaines personnes, nous avons tout changé".

Tout avait commencé dans un ascenseur. C'était au mois de Juillet. Elle me l'avait dit en riant: "Si tu fais philosophie, tu devrais écrire mon histoire. À quoi sert la philosophie si ce n'est à penser ou à écrire. C'est vrai. Même quand on "pense" avoir épuisé la philo, la philo questionne toujours. D'ailleurs, peut-on épuiser la philo ? Mêmes les pères fondateurs ne l'ont pas épuisé. C'est pourquoi il y a des spécialisations en philo. Aucune science sur terre n'est épuisable puisqu'elle est évolue d'erreurs en découvertes. La philosophie est inaltérable.

Après plusieurs rencontres, entre rires et larmes, elle m'a demandé: "Vas-tu l'écrire mon histoire ?". Je lui ai dit que oui, et que ça prendra le temps que ça prendra. Il faut du travail, et là, je suis encore bien occupée en ce moment. Elle m'a dit: "C'est gentil... On n'est pas pressée". Alors que je réécoute nos entretiens, je me dis que l'ordre de priorité sur mon papier pourrait changer d'ici juillet 2017. D'ailleurs, j'ai déjà trouvé un titre provisoire: CONCERTOS. J'ai écrit quelques lignes et j'ai vite refermé parce que j'ai beaucoup de travail en ce moment. La littérature est un amour qui t'embarque au loin lorsque tu ne canalises pas tes élans. Je me rends compte qu'elle avait raison... On n'est pas pressée. Il nous faut encore lire et relire certaines philosophies pour pouvoir comprendre et mieux traduire cette histoire

Extrait de ce que j'ai déjà écrit:

"Quand j’ai rencontré Hestia, et après toutes ces années où elle a dû me supporter dans ce que je pouvais avoir de plus ombrageux, elle est restée là. Elle ne m’a jamais reproché mon attitude. Elle m’a comprise et m’a prise à la main. J’ai compris que dans la vie, rien n’est jamais enterré à l’avance. Il est toujours possible de rétablir l’équilibre, d’espérer sourire un jour, d’aimer autrement. On y met de la volonté, du désir, du cœur et de la persévérance. L’amour m’est apparu comme quelque chose de Transcendant, quelque chose qui pouvait donner une impulsion même à un mort. La fragilité y est, mais elle est transcendée par ce qu’il y a de puissant. Aimer change beaucoup de choses dans la vie. Il n’efface pas le souvenir, mais il oriente l’avenir. Lors de notre première rencontre, je n’ai pas voulu lui montrer que j’étais parfaite. Je préfère toujours être moi. Que les gens m’aiment comme je suis avec mon histoire. Elle aussi m’a fait comprendre que l’amour était meilleur lorsqu’il était imparfait. La perfection, chez nous, se vit dans l’instantané. Quand il faut manger, cuisiner, faire de la pâtisserie, s’aimer, on le fait bien et mieux. le rapport de ma misère à l’amour m’a sauvée des eaux".

 

À... dans plusieurs mois.

Heureux vendredi.... C'est le temps du Carême. N'oubliez pas de boire beaucoup de lait 

 

Nathasha Pemba

 

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