Sirène des sables, Collectif des femmes écrivaines du Congo-Brazzaville

Publié le par Pénélope MAVOUNGOU

Il y a quelques années,  Albert Camus écrivait : « J’ai toujours pensé que l’art n’était rien si finalement il ne faisait pas de bien, s’il n’aidait pas. ».

Telle est la vocation multiple de cette anthologie de nouvelles : faire du bien, aider, éduquer, enseigner, réparer, se soucier de la réalité congolaise et du bien-être de la personne, comme individu d’abord, ensuite comme communauté.

1-Aider, parce que l’un des objectifs premier de ce recueil c’est de participer à l’expansion de la lecture dans en République du Congo. Tout ce qui sortira de cette œuvre, contribuera à la réalisation des œuvres culturels des congolais par des congolaises. Les femmes écrivaines envisagent de renforcer l'amour de la lecture dans l'ensemble du territoire congolais.

2-Éduquer, parce que le thème qui est traité dans cette anthologie, la sorcellerie, est un thème qui n’est pas étranger aux congolais. La sorcellerie au Congo et en Afrique est souvent facteur de déstabilisation communautaire. Éduquer à l’effort pour qu’on ne devienne pas artisan du moindre effort, en attendant le miracle du sorcier, ou des biens-mystiques de la famille.

3-Enseigner, parce qu’à l’intérieur de ce recueil, vous trouverez un enseignement sur certaines réalités qui sont souvent ignorées et qu’il arrive que l’on pointe du doigt. Le cas des malformations physiques ou congénitales. Il y au aussi ces femmes qui ne mettent pas au monde et qui sont souvent surnommées « kissita » dans la famille ou au quartier. Il y a aussi celles dont le charme ne leur suffisant plus, font appel aux fétiches pour garder leur homme ou pour tuer la rivale. Il y a aussi les maris de nuit et les Sirènes. Il y a aussi les binkoko....

4-Réparer, parce que comme l’a écrit le professeur Arlette chemain qui a préfacé le livre « 60 ans de littérature » où le visage de la femme a toujours été occulté.

 

Chers lecteurs, ce recueil est le recueil de toutes les générations. Elles sont là vos écrivaines.

 Le dessin sur la première page de couverture est l’œuvre de notre talentueuse consoeur Jussie Nsana. Comme quoi, le Collectif des écrivaines de Brazzaville regorgent en dynamismes insoupçonnés et insoupçonnables. 

 

À travers ce recueil, je voudrais particulièrement rendre hommage à Marie-Léontine Tsibinda, première femme écrivaine congolaise....

 

Pénélope Mavoungou (Co-auteur de Sirène des sables)

 

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=45090

 

Sirène des sables, Collectif des femmes écrivaines du Congo-Brazzaville

Publié dans Littérature africaine

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Mampuya Caline 29/11/2014 21:40

une raison en plus d'etr fiere de toi! ou puis je trouver un exemplaire? suis actuellement au Burkina