Pascale Wilhelmy…une écrivaine québécoise dont les écrits calment les folies et redonnent l'espérance…la vie est toujours possible.

Publié le par Pénélope MAVOUNGOU

L'avantage d'être membre de Québec Loisir, c'est qu'on peut lire à l'avance les résumés des livres avant de les acheter. C'est de cette manière que j'ai découvert "l' oeuvre étonnante et captivante de Pascale Wilhelmy"…ses écrits font vibrer mon coeur…j'ai lu son livre en une journée…dans mes déplacements, à l'intérieur des bus…aux arrêts de bus…durant ma pause…j'ai voulu continuer…toujours continuer…J'aime son écriture. J'aime ce qu'elle écrit.

Elle écrit:

"L'an dernier, j'vais croisé un nid de guêpes tombé par terre, comme un énorme paquet de cendres.

-Où vont les guêpes quand il fait froid? lui-avais-je demandé.

-Elles ne vont nulle part. Elles meurent toutes à l'automne.

-Elle est triste, ton histoire, avais-je répliqué.

-Ce n'est pas une histoire. C'est la vie. On meurt tous les jours.

J'aurais dû me douter."

Un extrait du premier chapitre:

"Étendue dans l'eau tiède, elle avait oublié sa gêne, les marques sur ses jambes et le soleil qui frappait dans la pièce. Une lumière crue qui ne pardonnait rien ; l'inconnu face à elle n'aurait plus d'illusions. Seul le bruit des gouttes qui s'échappaient, lentement, une à une, du robinet brisait ce silence parfait. Elle pensa furtivement au supplice chinois, que son frère, en bon aîné cruel, lui avait raconté pour l'effrayer. Il avait vu juste. À sept ans, ce n'étaient ni les sorcières ni les monstres qui peuplaient ses cauchemars. Simplement des gouttes assassines qui tombaient, en un rythme régulier et impitoyable, sur son front. Lorsqu'une violente émotion m'étreint, je sors de mon corps. Je m'en détache pour en faire une tranche de roman. Je deviens la narratrice de ma propre vie. La décrire non pas avec une précision chirurgicale, mais avec des mots qui forment un écran opaque. Une protection solide qui, en général, ne demande pas d'aller plus loin. Je parle de moi à la troisième personne, à la manière des gens qui s'estiment sans connaître le doute. Ces bavards qui racontent leurs propres exploits en utilisant le « il », mille fois plus grand que le « je ». Le « je » outrageusement petit pour eux. Dans mon cas, l'exercice n'a rien d'un gonflement de l'ego ; c'est une question de survie. Plus rarement, quand c'est trop, j'essaie de me noyer. Sans lac, sans rivière, sans cailloux dans les poches de mon manteau. Seulement en inspirant très fort. Je pose ensuite la main sur ma bouche et mon nez et je compte. Jusqu'à présent, j'ai toujours survécu. Ma noyade à l'air libre devra attendre. Surtout maintenant. Je suis ailleurs. Ce matin, je ne le connaissais pas. Depuis, j'ai touché le ciel à deux reprises. Une première fois dans le couloir qui mène à sa chambre. Dès l'entrée, j'ai laissé tomber mes vêtements et ma peur. Et la seconde fois, dans un lit dont je me rappelle uniquement les deux taies d'oreiller dépareillées. Maintenant, je suis dans un bain, avec cet étranger…."

Elle enseigne que dans la vie…on finit toujours par s'en sortir…il faut le vouloir…surtout ne pas se laisser mourir. Après tout…il faut vivre.

Mon avis est simple: je vous le recommande…mais aussi le deuxième roman: "ces mains sont faites pour aimer"

Nathasha Pemba

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