Lectures pour l’été : Les oiseaux se cachent pour mourir

Publié le par Pénélope MAVOUNGOU

C’est d’abord le film que j’ai regardé. Tout le monde en parlait. La première fois c’était en famille. La deuxième fois, j’étais avec deux copines. Les parents d’une de mes copines étaient absents toute la journée et nous avons pris le temps pour regarder les deux cassettes. C’était à l’époque des vidéos cassettes. C’était entre copines. Nous étions ados. Chacune a interprété à sa manière…scandaleux !!!… Même si nous avions reconnu que le père Ralph de Bricassart était plutôt du genre à faire craquer…des ados de notre âge.

Depuis lors, je n’ai plus regardé le film…je me suis contentée du livre que j’ai relu plusieurs fois…et que je relis toujours.

Qu’est-ce qui m’a tant marqué dans ce livre pour que je le relise toujours ?

Les paroles. L’histoire, je pense que les mots sont très forts dans le livre, parce que l’auteur a pris son temps pour l’écrire. Elle a pris son temps pour décrire les lieux, les temps, les personnages. Cela me rappelle un peu La brute de Guy des Cars…que j’ai lu après avoir regardé le téléfilm adapté…ou même « La tricheuse ».

La subtilité du Cardinal qui est bien conscient de la faute de son prêtre, mais qui préfère lui donner du temps, lui témoigner son amitié :

« -Votre éminence, je voudrais me confesser

-Plus tard, plus tard ! Tout d’abord, nous avons à parler et en anglais. De nos jours les murs ont des oreilles mais, grâces soient en soient rendues à notre doux Jésus. Peu d’oreilles entendent l’anglais. Oh, comme c’est bon de vous voir ! Vos sages conseils, votre logique, votre conception parfaite de l’amitié m’ont manqué. On ne m’a jamais adjoint qui que ce soit pour lequel je puisse éprouver ne serait-ce qu’une parcelle de la sympathie que je vous porte.

(…) Ralph nous sommes prêtres, mais pas seulement prêtres ; nous ne pouvons échapper à notre destin en dépit de notre soif d’absolu. Nous sommes des hommes avec les faiblesses des hommes. Rien de ce que vous pourriez me dire ne saurait altérer l’image que je me suis faite de vous au cours des années que nous avons passées ensemble ; rien de ce que vous pourriez me dire ne saurait vous amoindrir à mes yeux et ternir l’amitié que vous porte »

Les oiseaux se cachent pour mourir, pp. 555-556

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