Plus Loin qu’Ailleurs, pour quoi faire ?

Publié le par Pénélope MAVOUNGOU

Pour aller à la Découverte de l’Absolu, du Bien, du Vrai et du Beau… de l'Ineffable « Un enlacement divin ... une part de nous. Un bruissement de cœur dans l'incertain de la vie, qui n'attend rien »… sont les mots de l’auteur…

Après la découverte des poètes de l'Orient à l’âge de treize ans (la plongée dans la poésie occidentale sera plus tardive), l’Auteur s'est passionné pour l'histoire des grandes religions et leur expression poétique, ce qui le mena -- six ans plus tard et dans un premier temps -- sur les routes de l'Inde...

Ancien chef d’entreprise, Gabriel Arnou-Laujeac est Diplômé notamment de Sciences Po. Titulaire d'un Master 2 Recherche "Fondements des Droits de l'Homme", Il est, en outre, philosophe de formation et Polyglotte.

Michel Del Castillo a écrit : « Les rencontres avec les écrivains sont comme les rencontres d’amour. Quelques heures auparavant, on vivait encore dans l’innocence aveugle ; quelques temps après, on se sent ébloui et transporté. La réalité, hier indistincte et confuse, a pris un éclat neuf. On éprouve l’enthousiasme, c’est-à dire la descente en soi du sacré. Il n y’ a pas d’amour sans révélation, ni d’art véritable sans ce mystère dévoilé. Sans doute les choses et les gens étaient-ils là, mais muets faute d’une langue pour célébrer leur intime pulsation. Comme le sourcier, l’artiste décèle la présence de l’eau afin que la vie jaillisse. Combien de couchers de soleil sur le fleuve avant que les impressionnistes les montrent dans leurs vacillements et leurs frémissements ? »

Toute œuvre littéraire a pour vocation de faire entrer son lecteur dans un cercle initiatique, le cercle des Initiés de la lecture… Le cercle de l'auteur… le cercle de la pensée de l'auteur. Quand nous décidons de nous pencher sur une œuvre pour la scruter, nous acceptons d’entrer dans l’univers de l’auteur. C’est d’ailleurs pourquoi, il nous est souvent difficile de nous détacher d’une lecture lorsque nous sommes entrés dans son univers… car il y a une sorte de communion inexprimable avec l'oeuvre que nous lisons.

J’ai eu l’occasion de découvrir l’œuvre de Gabriel Arnou-Laujeac, à travers la lecture des quelques uns de ses textes publié sous pseudonyme (Petite anthologie de la jeune poésie française, paru aux éditions Géhess en 2010 et dans Poètes Français et Marocains, Anthologie) que j’ai eu l’immense plaisir de recevoir, chez moi, avec dédicaces personnalisées.

Maram Al-Masri, dans la préface de cette grande œuvre écrit : « Je suis entrée dans l’univers de Gabriel Arnou-Laujeac comme on entre dans une église, un temple, une mosquée, une pagode… un lieu, non de stricte religion, mais d’intense spiritualité : quête de soi, de l’autre, de l’Autre-en-soi, quête d’une réalité qui demeure lorsque tout a disparu, quête de l’absolu. D’où l’ampleur de ce qui est en jeu tout au long du récit, car si la langue de Gabriel Arnou-Laujeac dit puissamment son existence et la singularité de sa quête, son verbe est une « flèche ardente qui pointe l’inef¬fable » et l’autre rive de chaque être, projetée dans un même élan vers l’inaccessible et l’universel. Son regard fixe « l’Horizon derrière l’horizon », « la Vérité de la nuit noire au temps des absorptions célestes, quand les grands luminaires se contemplent les yeux clos » ; il nous conduit « en ce lieu sans adresse » où « le réel apparent tombe comme un voile au pied d’une Réalité plus vaste. »

Plus Loin qu’ailleurs nous mène vers l’Ineffable, le lieu où « les choses ne peuvent se dire » : « Il mène à ce sens originel où s’enracine la poésie » (Michel Del Castillo). Parlant de Plus loin qu’ailleurs, Basarab Nicolescu affirme : « Un météore a récemment traversé l’espace poétique français: Gabriel Arnou-Laujeac. Venu de nulle part. En France, on publie beaucoup de poésie mais peu d’œuvres attirent l’attention des revues littéraires. Fait inhabituel pour un auteur inconnu, Plus loin qu’ailleurs a été accueilli par une salve d’éloges de la part de noms importants dans le monde littéraire français. Six mois après sa publication, des traductions en anglais, en espagnol, en roumain et en persan ont déjà été proposées à l’auteur. »

…Gabriel Arnou-Laujeac appartient à la race des « grands poètes ».

Extraits de l’œuvre

 « Avant de disparaître au loin, plus loin que l’œil humain puisse lancer sa flèche, les dieux secouèrent le firmament, firent chuter sur mon front quelques fragments d’infini et insufflèrent en mon for la nostalgie de l’Absolu. Un tison ardent planté dans la chair tendre, dès la naissance : l’écho du silence frappant dans ma poitrine ; la présence en l’ab¬sence, jaillie de l’océan des âges comme une vague d’équinoxe. Comment pouvais-je souffrir que l’on m’abandonnât aux chimères du devenir, que la plus éclatante des lumières me promît au crépus¬cule d’un âge sombre ? » (p. 13)

***

« Nos corps sont des cygnes sauvages glissant sur la rivière du désir ; nos cœurs, deux vagues qui s’élèvent au flux et reflux de nos souffles impa¬tients, puis replongent en leur source indivise, enterrant l’espace et le temps sous les sables mouvants d’insondables abîmes. L’immensité qui m’appelle, c’est l’océan qu’elle m’accorde, tout entier, en un enlacement. Et j’ai pour elle le même océan dans les bras. Que puis-je, sinon suivre l’onde occulte qui m’emporte loin des étouffoirs terrestres, nos corps siamois pour seule attache ? « (p19)

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« Le désamour est un séisme. Il emporte la mémoire de ce qui fut sacré, de ce qui fait tout, de ce qui n’est plus. Il emporte tout dans sa chute irrésistible, même votre ombre et sa lumière. Il vous laisse à demi-mort enseveli sous les décombres d’une rupture qui fend la terre, dans une solitude peuplée d’ombres muettes : la possession et la dépendance, l’euphorie et le manque, la fusion et l’absence sont des stupéfiants millénaires dont la faim est vaste et dont la fin dévaste. » (p.23)

 

Nathasha Pemba

 

Pour plus d’information, visiter le site de l’auteur :

http://gabriel-arnoulaujeac.blogspot.fr

 

 

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